08 mars 2008
Le Printemps des poètes
Pour le Printemps des poètes, cette année, le thème est L'Eloge de l'autre.

C'est ici.
L'Eloge de l'Autre... j'ai failli avoir le temps d'écrire deux trois petites rimes, mais bof bof, je me suis arrêtée en panne d'inspiration. Je voulais trouver quelque chose sur le thème de l'amitié, car l'amour est trop subjectif pour concourir sur le thème de l'Eloge de l'Autre alors qu'en amitié, on ne chausse pas ses lunettes roses ;) et donc on peut presqu'en toute objectivité, parler de l'autre.
C'est ainsi que j'ai pensé à une chanson que j'écoute de temps en temps en voiture... C'est en anglais et ce que j'avais compris, c'est un homme qui parle d'une de ses amies, de ses qualités et qui finit en disant que le temps a transformé deux amoureux en amis. Et donc je trouvais que ça collait pile au thème que j'avais choisi d'illustrer... Eh bien raté :
Voilà les paroles :
"If they asked me I could write a book
About the way you walk, and whisper and look
I could write the preface on how we met
So the world would never forget
And the simple secret of the plot
Is just to tell them that I love you a lot
Then the world discovers as my book ends
How to make two lovers of friends"
En fait, je crois que j'ai droit à une bulle pour contre-sens : en fait il transforme des amis en amoureux... Big Love, je me suis trompée de thème... Bon je vous le donne malgré tout car il s'agit de l'Eloge de l'Autre (avec des Big Lunettes Toutes Toutes Roses) et puis j'aime bien cette musique et j'ai trouvé la vidéo d'un américain (?) extra totalement amateur et pas mal de charme ^-^
Pour ce Printemps des poètes,
il était question d'échange de poèmes,
si ça vous dit de m'en laisser même de touts petits en commentaires...
Nuage gris
Dans le ciel obscurci
La neige s'envole
Haïku made in cat
Bonne soirée
21 octobre 2007
Des lectures de filles...
Titre de post énormément provocateur :)
Depuis le temps que je traîne ces deux livres sur mon bureau pour vous en parler :
Des lectures spéciales filles :
c'est pas de la chick' litt', mais ça plaira plus sûrement à la gent féminine (c'est plein d'a priori, ce que je dis là...)
Messieurs, les commentaires vous sont ouverts pour me dire le contraire...
Au Bonheur des Dames de Zola
Ils viennent de le rééditer avec une très jolie couverture chez Hatier.
En deux mots, deux mondes :
celui d'un grand magasin, le Bonheur des Dames et face à lui, celui des petits commerçants, artisans. L'expansion du premier entraîne la fermeture progressive de toutes les petites boutiques qui l'entourent. Une histoire d'amour heureuse (pour une fois chez Zola) entre Octave Mouret, tombeur de ces dames et gérant de ce grand magasin, et Denise Baudu, simple employée...
C'est la deuxième fois que je le lis : la première, j'avoue, j'ai un peu lu rapidement pour voir comment se passait The love story et à la deuxième lecture, j'ai beaucoup plus savouré les descriptions de Zola, ces étoffes, ces femmes dans ce temple de la consommation, le marketing avant l'heure, la manipulation de nous, pauvres clientes, la description des cohues, un monde chargé de couleurs, de vie toujours en mouvement...
Orgueil et Préjugé de Jane Austen
Alors là c'est une grande histoire d'amour... :)
Deux héroïnes, une sage et douce, l'autre rebelle, féministe avant l'heure... On les suit à travers les saisons, les bals de province, les cancans dans l'Angleterre de la fin du 18ème siècle...
C'est écrit avec beaucoup d'humour et de "mordant". On suit les hésitations, les remises en cause, les questions autour de l'amour, de l'engagement, du mariage que se pose Elisabeth (la rebelle ;)...
Le livre se lit très vite.
Juste un regret : dans tout ce tourbillon de chassés-croisés amoureux, j'aurais aimé qu'Elisabeth rencontre un ou deux obstacles supplémentaires, histoire de diminuer un peu son amour propre... quand je dis ça, je prends la défense du Monsieur qui l'aime (Darcy, je crois...) Je trouve qu'au final, il a plus "souffert" qu'elle...
Mais bon, le livre fait déjà 622 pages, ç'aurait peut-être été trop long :
Bonne lecture
PS : La 4ème de couverture d'Orgueil et Préjugé précise que "Benjamin Disraeli a lu 17 fois ce livre"... Je n'irai peut-être pas jusque là, mais c'est un des livres que je ne range pas pour le relire prochainement...
30 juillet 2007
Un aller simple...
...de Didier van Cauwelaert.
J'ai découvert cet auteur dans une émission littéraire à la télé au détour d'un zapping pendant une séance d'étirements : dans cette phrase, trois intrus :
- télé : je ne regarde habituellement que des films
- émission littéraire : prise de tête que je laisse de côté le plus souvent
- étirements : vu que je ne fais plus de sport, je n'ai plus besoin de m'étirer.
Donc vous mettez ces trois intrus dans un grand chapeau, vous agitez le tout, vous partez du principe que le hasard n'existe pas et vous obtenez par un sacré concours de circonstances, un auteur découvert : Mr Didier van Cauwelaert (dernière fois que j'écris son nom car je vais finir par l'estropier).
En fait, il présentait son dernier livre, le Père adopté mais je ne suis pas très autobiographie avec des pères un peu fantasques (c'est un a priori de ma part, je l'admets), mais ça me rappelle : le roman des Jardin, d'Alexandre Jardin et je n'aime pas trop ce style.
En fait, c'est l'homme qui m'a plu, opération marketing, opération séduction, appelez ça comme vous voulez... Je souhaitais lire un de ces livres, j'ai choisi le Goncourt, partant du principe qu'un Prix accordé était gage d'intérêt, principe qui se discute...
Donc voilà ce Goncourt : (je voulais vous mettre une image mais ça ne fonctionne pas).
Je ne vous mettrai pas le résumé, le roman est court, ce serait dommage de vous révéler les rebondissements, il part de Marseille, passe par le Maroc et termine en Lorraine. Nous suivons Aziz.
C'est la façon de raconter les choses qui surprend au départ, puis on se laisse aller et on suit les tribulations de ce jeune homme. Je ne dirai pas que j'ai été emballée, mais c'est bien écrit avec humour... une lecture de vacances... Je lirai peut-être l'éducation d'une fée ou un autre si l'un de vous en a un à me conseiler... pour compléter mon avis sur cet auteur...
18 juillet 2007
La boîte noire - Tonino Benacquista
Egalement une de mes lectures de ce WE... il faut dire que ce sont des livres très courts.
Ici des nouvelles de Tonino Benacquista. Je ne connaissais pas du tout cet auteur et vraiment pas déçue...
Et puis un folio à deux euros : ça fait pas cher, l'évasion...
Etant donné que ce sont des nouvelles très courtes, je ne vous mettrai pas de résumé, c'est toujours mieux d'aller vers l'inconnu. Juste le mot de l'éditeur : "Autant de personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, se retrouvent fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante..." Et il n'a pas tord ;)
La conclusion : je vais m'acheter deux romans de cet auteur pour mes vacances, c'est tout ce qu'il a gagné... Etonnante, sa facilité à m'emporter aussi loin en aussi peu de phrases...
Je vous le recommande !
17 juillet 2007
Bartleby le scribe
J'ai trouvé ce livre dans la bibliothèque de mes parents ce WE.
Que faisait-il là ? Sûrement un reste de programme scolaire de ma soeur ou de mon frère...
Comment le décrire ? Une longue nouvelle. Un monde en vase clos. Immobile.
Wall street, 19ème siècle, le monde des copistes juridiques qui recopient (comme leur nom l'indique) au long des journées des jugements de 500 pages (vive l'ordi ;). Payés au folio (100 mots).
L'un des protagonistes (j'allais mettre "héros" mais il n'a rien d'héroïque) est Bartleby. "Je préfererais pas" tels sont ses mots préférés. Bartleby, homme sans saveur, sans passé, sans futur, à peine a-t-il un présent. Melville termine par "Ô Bartleby, Ô Humanité".
Intéressant d'un point de vue écriture, style d'écriture et vocabulaire... ça se lit moins vite que du Marc Lévy... De plus, j'ai appris pleins de mots : arroi, alacrité, abstruse, dyspeptique... pas faciles à replacer...
Maintenant je me demande à qui je pourrais conseiller cette nouvelle : à quiconque souhaite se triturer les méninges sur le message caché par l'auteur...
Sinon ce livre avait un autre intérêt : sa couverture. J'avoue que je suis très sensible au marketing autour des livres et une bonne couverture fera que j'aurai plus envie de lire le livre... Dans le cas de Bartleby, c'est la couverture qui m'a donné la physionomie de ce personnage.
Il s'agit d'une reproduction de "Le rat de bibliothèque" de Carl Spitweg.
Une bouille, un physique, une attitude unique... ça m'a envie de mieux connaître ce peintre et j'ai trouvé ça aussi entre autres :
En fait, il a fait pas mal de tableaux autour des métiers masculins ou des hommes dans la vie courante... J'aime vraiment beaucoup les expressions qu'il parvient à donner à ses perso.
11 juillet 2007
La prochaine fois... Marc Lévy
De nouveau un livre, il est vrai que je viens d'en terminer plusieurs coup sur coup. En fait, je n'arrive pas à me limiter à un seul livre alors je les commence et si ça me "gave", je passe à un autre puis j'y reviens en fonction de mon humeur ;)
Le livre que je viens donc de terminer est : "La prochaine fois" de Marc Lévy
Après avoir lu "Et si c'était vrai" et parcouru "Sept jours pour une éternité", je m'étais dit que j'avais fait le tour de cet auteur et que je pourrais me passer de ses prochains livres jusqu'à celui-là... j'ai résisté pas mal de temps mais il a fallu que je l'achète et contente de cet achat !
Une intrigue dans le milieu de l'Art, de la peinture. On voyage de par les continents... y a aussi de l'Amouuuuuuuur :D mais c'est écrit par un homme, et les deux héros sont des hommes donc messieurs laissez vous tenter... ça fait pas trop "livre de filles". Je le conseille !
Cet ouvrage m'a fait penser à Aznavour "Je n'ai rien oublié" :
alors je vous confie cette mélodie en conclusion
10 juillet 2007
La ferme des animaux... George Orwell
De nouveau une de mes lectures que je partage avec vous : La ferme des animaux de George Orwell
Résumé Fnac : "Ce roman cruel, fascinante allégorie politique, met en scène la prise de pouvoir d'une ferme par les animaux. Inévitablement la tyrannie s'installe... "
Suite à une révolte contre le fermier, les animaux prennent le pouvoir dans la Ferme du Manoir et ce qui était au départ une démocratie toute utopique glisse doucement vers la dictature. Coincée dans ce roman qui se lit rapidement, je me suis demandée quel animal j'aurais pu être, j'hésite entre la jument (résignée, solitaire) et les moutons (stupides moutons). Orwell peint la lente et certaine montée du totalitarisme. Un bon roman d'un WE. Tous les animaux sont égaux... mais certains le sont plus que d'autres.
Pour illustrer en musique ce roman, j'ai repensé à une vidéo trouvée au détour de You Tube : RadioHead : 2+2=5. Âmes un peu sensibles s'abstenir... je trouve que ça s'adapte pas mal (pour les 3/4 de la vidéo... Orwell est plus soft que RadioHead).
Première vidéo : alors j'espère qu'elle marchera chez vous. Sinon c'est là : http://www.youtube.com/watch?v=lstDdzedgcE
03 juillet 2007
Houellebecq Méchant cafard
Bon, je crois qu'il faut que je réorganise ce blog car je mets tout dans "Humeur du jour" mais ce serait plutôt la rubrique "Je lis des mots"... (Edit : c'est fait)
Alors un livre dont je voulais vous parler depuis longtemps, car j'aimerais bien avoir vos impressions sur l'auteur.
Je me suis dit un jour "Faut que tu lises au moins un Houellebecq dans ta vie, faut pas mourir sans avoir lu Houellebecq :)" donc je file vers mon conseiller bouquin, le coup de coeur de la Fnac... c'est pas le meilleur, j'en ai fait ainsi l'expérience :
Donc le livre qu'attendait une génération, si, si c'est eux qui le disent :
Hum, je viens d'aller sur le site de l'auteur, il donne une citation du livre, alors j'en fais autant (tout en sachant qu'il y a les droits d'auteur qui s'appliquent, blablabla...) :
"J'ai si peu vécu que j'ai tendance à m'imaginer que je ne vais pas mourir; il paraît invraisemblable qu'une vie humaine se réduise à si peu de chose; on s'imagine malgré soi que quelque chose va, tôt ou tard, advenir.Profonde erreur. Une vie peut fort bien être à la fois vide et brève."
Je pense que ça image bien le sujet... le "héros" va vivre une longue et lente descente vers la dépression...
Conclusion : un Hum dubitatif
J'ai choisi de vous l'illustrer en chanson avec Adrienne Pauly Méchant cafard. Si vous cliquez sur le titre de la chanson, et si j'ai bien fait mon boulot, vous basculez sur le "stream" de la Warner avec un extrait de cette chanson qu'ils coupent au moment où le rythme devient plus sympa... mais bon c'était pour illustrer le 2ème degré (voire le 3ème) du roman... Je conseille ce bouquin aux optimistes légèrement déprimés, car si tu es dépressif et pessimiste, je pense qu'après la lecture de cet ouvrage, tu finis au canal...
Donc avez-vous lu Houellebecq ? Z'en pensez quoi ?
@+
cat







